Services d’urgence 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 Hommes : 514 798-2244 | Femmes : 514 526-6446

Le cheminement de Sandra, de l’itinérance au logement

05 mars 2021

Quand Sandra a perdu sa mère à cause d’un cancer l’année dernière, sa a pris un tour pour le pire. Luttant contre la dépendance et isolée de la société comme de sa famille, Sandra a tout perdu et s’est retrouvée à vivre dans la rue avec Papousse, sa petite chienne. Elle était seule, en colère et sans espoir.

En mars 2020, quand le virus de la COVID-19 est apparu à Montréal, Sandra n’était pas en bonne santé : son mode de vie avait eu des contrecoups sur son corps et elle savait qu’elle devait trouver un refuge. Mais elle ne voulait pas se séparer de Papousse, qui, selon elle, avait sauvé sa vie dans la rue. « Je ne peux pas vivre sans elle ni elle sans moi. Si ce ne serait pas pour elle, je ne serais pas ici en ce moment », dit-elle en parlant de son terrier Yorkshire.

En avril, Sandra et Papousse ont été accueillies au YWCA, où nous avons installé des services d’urgence temporaires, en partenariat avec la Ville de Montréal, afin d’alléger les contraintes d’espace que la pandémie nous imposait. Sandra y a rencontré notre équipe de Services aux femmes, qui lui a offert le soutien dont elle avait tant besoin.

 

À part la Mission Old Brewery, plusieurs femmes comme Sandra n’ont nul autre endroit où aller. Aidez ces femmes à sortir définitivement de la rue.

DONNER

 

Un commencement difficile

Anéantie par ses circonstances, Sandra en avait assez de sa situation. Même si elle est certaine qu’elle ne serait pas en vie aujourd’hui si notre équipe d’intervenants ne lui était pas venue en aide, au départ, elle était récalcitrante.

« Au début, c’était catastrophique. Je n’acceptais pas de rentrer dans le cadre de la réglementation, dit-elle. Un moment donné, j’ai décidé d’arrêter de faire de l’attitude, d’écouter et d’essayer leur méthode. Je me suis dit que peut-être ça allait marcher. »

Sandra a finalement accepté de recevoir de l’aide. Elle a entrepris une thérapie et a accepté la désintoxication. Elle a participé au programme de transition Les Voisines de notre Pavillon Patricia Mackenzie en été dernier. Elle pouvait y garder Papousse avec elle, ce qui est essentiel pour la stabilité de sa santé mentale.

Rebâtir sa vie

Lentement, mais sûrement, Sandra s’est mise à s’épanouir avec l’aide de l’équipe des Voisines, de sa conseillère, de son animatrice et de soutien psychosocial continu. Résidente modèle, elle a respecté les règles du pavillon et, grâce à sa conseillère, a acquis une meilleure compréhension des contraintes qu’impose la vie en collectivité. Sandra s’est progressivement impliquée activement dans les activités de groupe, et a aimé cuisiner des repas avec ses colocataires.

« Elles aiment quand je cuisine, comme quand je fais de la pizza avec de la pâte maison, dit-elle en riant. Je suis fanatique d’émissions de cuisine, j’apprends beaucoup en les écoutant. C’est ma passion ! »

Lorsqu’elle y repense, Sandra comprend à quel point elle était malade au moment d’arriver dans nos services. Elle est fière de ses réalisations et fière d’avoir travaillé si fort pour reconstruire sa vie.

« Pendant longtemps, j’étais renfermée sur moi-même. Je n’avais aucune estime de moi et je ne laissais personne m’approcher, dit-elle. Maintenant, je prends soin de moi. Il a fallu que j’ouvre mon esprit. »

 

L’an dernier, nous avons accueilli plus de 600 femmes en situation d’itinérance, malgré la pandémie. Donnez généreusement pour aider plus de femmes comme Sandra.

DONNER

 

Aurélie Limoucin, coordonnatrice du programme de transition vers le logement pour les femmes, a été témoin des progrès de Sandra : « Quand j’ai connu Sandra en avril dernier, c’était dès le départ une dame qui avait de grandes capacités. Une de ses plus grandes qualités, c’est qu’elle est capable de faire un retour sur ses actions et c’est pourquoi elle a réussi à s’en sortir, explique-t-elle. Elle s’est arrêtée pour se demander ce qui ne marchait pas et pourquoi. Elle a travaillé sur son impulsivité, elle a relevé ses défis et elle a pris à cœur les conseils qu’on lui donnait pour son amélioration. »

Un endroit à appeler chez soi

Sandra et Papousse vivent aujourd’hui au Pavillon Lise Watier, notre immeuble de 29 logements abordables pour femmes. Sandra est très reconnaissante pour le soutien et l’aide qu’elle a obtenus des intervenantes des Services aux femmes, et elle croit que c’est grâce à elles qu’elle a pu réussir à quitter l’itinérance.

Et Papousse a aussi eu son rôle à jouer. Les autres résidentes du pavillon sont tombées sous le charme de la joyeuse petite Yorkie, et cela a permis à Sandra de tisser des liens avec ses voisines et de se faire de nouvelles amies. Sandra participe maintenant joyeusement à plusieurs des activités du pavillon. Et ses talents culinaires l’ont suivie au Pavillon Lise Watier, où elle partage ses délicieux quatre-quarts et ses fameux brownies avec les autres résidentes. Maintenant qu’elle a un chez-soi, Sandra va de l’avant dans sa vie.

« Maintenant, je me sens en paix avec moi-même. Ce qui est arrivé devait arriver. Je ne peux rien faire pour le changer, mais j’essaie de m’améliorer dans mes gestes tous les jours, dit-elle. Aujourd’hui, je me reprends en posant un geste pour donner au suivant, en aidant quelqu’un qui a vécu une expérience semblable à la mienne. »

 

Grâce à des donateurs comme vous, Sandra a maintenant un endroit sûr où vivre. Donnez aujourd’hui pour aider plus de femmes à aller de l’itinérance au logement.

DONNER

 

Elles le méritent

Tout comme Sandra, les femmes qui ont participé à cette vidéo ont cheminé à travers notre programme Les Voisines. Chacune est passée à un studio confortable bien à elle au Pavillon Lise Watier.

La vidéo souligne notre combat continu pour obtenir un financement équitable pour nos Services aux femmes. De nouveaux fonds sont essentiels pour répondre aux besoins actuels des femmes en situation d’itinérance et ceux de demain.

 

Aidez-nous à poursuivre notre travail auprès des femmes vulnérables dans leur cheminement hors de l’itinérance. Elles le méritent.

DONNER

Dernières nouvelles

Inscrivez-vous à notre infolettre